Nous demandons l’annulation de l’OQTF délivrée par la Préfète du Rhône au jeune Aboubacar Kapi Sylla arrivé il y a 5 ans en France, à l’âge de 16 ans et 3 mois.
Avec un CAP « chaudronnerie et soudage » obtenu avec la mention « Bien » en 2024, et une recherche d’emploi active et fructueuse depuis l’enregistrement de sa demande de titre de séjour en 2025, Aboubacar a été recruté 4 fois en 6 mois par des entreprises, dont une fois directement en CDI dans une chaudronnerie comme chaudronnier, et une fois pour un contrat de professionnalisation comme maçon-coffreur, 2 métiers figurant dans la liste des métiers en tension. Si aucun de ces recrutements n’a pu arriver à son terme, c’est parce que la Préfète du Rhône n’a jamais répondu aux demandes d’autorisation de travail faite par les employeurs, ni à la demande de titre de séjour d’Aboubacar.
Le sort fait à Aboubacar par la Préfecture du Rhône qui lui a délivré un récépissé ne l’autorisant pas à travailler au moment de l’enregistrement de sa demande de titre de séjour, après l’avoir fait attendre une année entière son rendez-vous, puis qui lui reproche de ne pas avoir « concrétisé » ses propositions d’embauche pour justifier son OQTF, témoigne de l’hypocrisie et de l’absurdité des politiques anti-immigration aujourd’hui à l’œuvre en France. De nombreux autres étrangers en font les frais.
La minorité d’Aboubacar a été contestée à son arrivée en France pour des prétextes très légers par la Métropole et des décisions de justice. Nous refusons que cette contestation de minorité serve de socle à la marginalisation d’un jeune dont les qualités et les compétences sont reconnues par toutes celles et tous ceux qui le rencontrent.
Nous demandons la régularisation d’Aboubacar Kapi Sylla, et de tous les jeunes majeurs scolarisés ou l’ayant été, y compris de ceux dont la minorité à été contestée pour leur interdire la protection de l’Aide Sociale à l’Enfance.