92 - Hauts-de-Seine

Le Préfet des Hauts-de-Seine signe l’expulsion d’une mère de famille de 7 enfants

Après l’expulsion d’une mère péruvienne de 3 enfants, le préfet des Hauts de Seine persiste : il enferme une mère roumaine de 7 enfants dont 5 nés en France et scolarisés, sur la base d’un arrêté d’expulsion, véritable florilège des stéréotypes anti-roms.

Mme Radulescu, de nationalité roumaine, est arrivée en France en 2013 avec son conjoint et deux enfants. Ils ont aujourd’hui sept enfants scolarisés à l’école Elsa Triolet à Nanterre dont cinq nés en France.
Après avoir été hébergés par le 115, pendant 7 ans, ils ont été remis à la rue avec leurs enfants.
Ils ont survécu grâce à leur acharnement, leur désir d’insertion et leur rêve d’un avenir meilleur pour leurs enfants.
Depuis août 2021 ils avaient enfin trouvé un « havre » à Nanterre pour poser leurs bagages et donner un cadre sécurisant à leurs enfants.

Mais ce 13 juin 2022 Mme Radulescu a été interpellée chez elle pour des faits qui lui ont été abusivement imputés.
Au commissariat de police, sans recourir à un traducteur et en arguant de la confiance qu’elle devait avoir en la police, on lui a fait signer une Obligation de Quitter le Territoire Français assortie d’une Interdiction de Retour sur le Territoire Français d’un an. Puis elle a été conduite au centre de rétention du Mesnil-Amelot où elle est en attente d’être expulsée.

Mme Radulescu est arrivée en France avec le père de ses sept enfants mais on prétend qu’elle ne peut justifier de la stabilité, l’intensité et la pérennité de sa vie commune avec son conjoint.

On prétend qu’elle ne peut étayer participer à l’entretien et à l’éducation de ses enfants alors que l’équipe enseignante et toutes les personnes qui la côtoient affirment le contraire.

On prétend qu’elle n’est pas démunie d’attaches personnelles et familiales en Roumanie alors que toute sa famille est en France.

Au pays des Droits de l’Homme où le principe de « l’intérêt supérieur de l’enfant » doit être « une considération primordiale » comment peut-on ordonner et exécuter une telle injustice.

Nous demandons au préfet des Hauts de Seine de cesser la maltraitance infligée à cette famille, et le retour de Mme Radulescu auprès de ses enfants et de son conjoint.