Monsieur et Madame BOUDICH sont les parents d’élèves scolarisés à Chevilly-Larue (94) : l’une, en grande section à l’école Paul Bert, la deuxième en CP à l’école Paul Bert, et l’aîné en 6ème au collège Jean Moulin. Ils vivent en France depuis 2019 avec leurs enfants et tous deux exerçaient un métier. En juin 2025, après plus de six ans de présence en France et en tant que parents d’enfants scolarisés, ils ont demandé une admission exceptionnelle au séjour, sur le fondement des dispositions de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers.
La préfecture du Val-de-Marne leur a notifié en réponse une OQTF affirmant que « les éléments produits ne font pas obstacle à ce que la cellule familiale se reconstitue hors de France ».
Or, les deux derniers enfants sont nés en France et tous les trois ont effectué l’intégralité de leur scolarité sur notre territoire. Leurs enseignants les décrivent comme de bons élèves très sérieux et volontaires.
Par ailleurs, pour la préfecture, Mme et M. BOUDICH n’ont que « quelques bulletins de salaire », alors qu’ils ont toujours déclaré leurs revenus aux impôts, qu’ils ont présenté les documents prouvant leur travail, l’un comme conducteur et Madame BOUDICH, comme conseillère de vente. Les services de Monsieur Nunez préfèrent décidément des sans-papiers précaires et surexploités à des immigrés régularisés.
Enfin et surtout, cette décision injuste intervient au moment même où l’un des enfants nécessite un suivi médical qui ne pourrait pas être assuré en Tunisie !
Enseignants, parents d’élèves ou simples citoyens, nous exigeons que l’OQTF soit abrogée, et que Mme et M. BOUDICH reçoivent un titre de séjour « vie privée et familiale » leur permettant de poursuivre leur vie et la scolarité de leurs trois enfants. Respectez le droit à l’éducation, à la santé et à vivre en famille pour la famille BOUDICH !