N.S. et ses enfants A. (23 ans), M. (20 ans), S. (16 ans) et K. (12 ans), de nationalité sénégalaise, sont arrivés en France en 2024 pour éviter à K. l’excision que la famille paternelle allait lui imposer et ses frères A., M. et S. des menaces de mort reçues pour avoir voulu protéger leur sœur cadette.
M. et M. A. et leurs 4 enfants, S (16 ans), A. (14 ans), M. (12 ans) et S. (8 ans) ont fui le Nigeria en 2023 pour éviter à leurs filles l’excision subie par toutes les femmes de la famille, notamment après le décès d’une tante décédée des suites de cette mutilation.
MF. A. et son épouse S. A, aujourd’hui gravement malade et à qui la Couverture Maladie Universelle est refusée, ont quitté le Bangladesh pour protéger leurs 3 filles (17, 16 et 11 ans) de violences et des mariages forcés.
Aujourd’hui, les demandes d’asile des membres de ces 3 familles ont été rejetées au motif que leurs récits sonnaient « artificiel et désincarné », des OQTF et des demandes d’expulsion des Centres d’Accueil des Demandeurs d’Asile de Gentilly et L’Haÿ-les-Roses où ils sont hébergés leur ont été infligées. Le CADA de Gentilly a également demandé de quitter les lieux à 4 autres familles ayant des enfants scolarisés à Gentilly.
Conséquences :
- certains d’entre eux ont perdu leur emploi et ne peuvent plus subvenir aux besoins de la famille
- les études des jeunes scolarisé.es à l’UPEC et aux lycées Pauline Roland de Chevilly-Larue, Darius Milhaud du Kremlin-Bicêtre sont en péril, quand les plus jeunes, élèves des collèges Eugène Chevreul de l’Haÿ-les-Roses, Guy Mocquet de Villejuif, Rosa Parks de Gentilly ainsi qu’à l’école Victor Hugo de Gentilly, se retrouvent sous la menace d’expulsion de leurs parents et aîné.es.
Dans notre "pays des droits de l’Homme" et dans un contexte où les droits des femmes et des enfants sont un sujet central de nos sociétés, nous, lycéen·nes, étudiant·es, enseignant·es, parents d’élèves et simples citoyen·nes, ne pouvons pas rester les bras croisés alors que l’administration jette à la rue avec mépris des familles entières et leurs enfants (de 23 ans à 7 mois).
La France doit faire honneur aux personnes qui choisissent son sol pour se protéger des atteintes graves qui les menacent. En décidant d’expulser ces familles, l’État se rend complice des pires crimes commis sur les personnes vulnérables.