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Pour ne pas expulser la famille VELIJA, Jasmin , Raisa et leurs filles Sara et Hana, au Kosovo.

Je, soussigné(e), sollicite votre bienveillance pour ne pas expulser la famille VELIJA, Jasmin et Raisa et leurs filles Hana et Sara, au Kosovo et d’arrêter le pointage de toute la famille au commissariat d’Amiens, prélude à un départ forcé.

Cette famille, arrivée en France en décembre 2016, a fui le Kosovo en raisons de leurs origines ethniques goranes. La communauté gorane fait l’objet de la part de la population albanaise au Kosovo de discriminations et d’humiliations. La famille craint pour sa sécurité en cas de retour au pays et en raison de son origine, elle n’aura pas accès à certains droits fondamentaux. Madame VELIJA est encore traumatisée par les violences dont son mari a été victime dans son pays.

Hana VELIJA, scolarisée en CP à l’école élémentaire Schweitzer et Sara VELIJA, scolarisée en moyenne section à l’école maternelle Léo Lagrange, à Amiens, suivent une scolarité exemplaire et parlent très bien le français. Elles sont parfaitement intégrées. En cas de retour au pays elles seront privées, compte tenu de leurs origines, d’un droit d’accès à l’éducation. Monsieur et Madame Velija sont très impliqués dans le suivi de leur scolarité. Ils participent aux réunions parents-enseignants. Madame Vélija accompagne les sorties scolaires. Tous les deux apprennent le français pour aider leurs filles dans la réussite à l’école et pour échanger avec les enseignantes.

La famille montre une réelle volonté d’intégration et elle est très appréciée des enseignants et parents d’élèves. Un véritable élan de solidarité s’est créé spontanément autour de Monsieur et Madame VELIJA et de leurs filles à l’annonce de l’obligation de quitter le territoire français que vous avez prononcée à leur encontre.

C’est pourquoi je souhaite que la famille VELIJA puisse rester en France. Je souhaite que Hana et Sara puissent poursuivre sereinement leur scolarité en France qui est aujourd’hui le seul pays dont elles connaissent la culture et la langue. Cette famille pourra dans un an, demander sa régularisation au titre de la circulaire Valls.

En espérant un regard humain sur cette famille, je vous prie de croire à mon attachement aux valeurs républicaines, solidaires et fraternelles qui fondent notre République.